Venger Baudelaire (version intégrale)

 

VENGER  BAUDELAIRE

par Michel Mourlet

 

 

   « Vous avez trouvé le moyen de rajeunir le romantisme. Vous ne ressemblez à personne (ce qui est la première de toutes les qualités). 

   » L’originalité du style découle de la conception. La phrase est toute bourrée par l’idée, à en craquer. 

   » J’aime votre âpreté, avec ses délicatesse de langage, qui la font valoir comme des damasquineries sur une lame fine. […] 

   » Vous êtes résistant comme le marbre et pénétrant comme un brouillard d’Angleterre. » 

   Ces lignes sont datée de Croisset, 13 juillet 1857. Elles sont signées de Gustave Flaubert. Celui-ci vient de découvrir, et avec quel enthousiasme, un volume de poèmes, les Fleurs du Mal, de son confrère (né comme lui en 1821) Charles Baudelaire. Admirateur passionné de Delacroix, Baudelaire, destinataire de la lettre, est connu d’un petit cercle de lettrés pour ses critiques d’art et ses traductions d’un bizarre écrivain américain nommé Edgar Poe. Quant à Flaubert, après un retentissant procès qui l’a poussé sur le devant de la scène littéraire, il a été acquitté du double chef d’outrage aux bonnes mœurs et à la morale religieuse, accusation portée contre son roman Madame Bovary.

   En l’année 2007, en effet, on ne célèbre pas seulement le cent cinquantième anniversaire de la publication des Fleurs du Mal, mais aussi de Madame Bovary en volume chez Michel Lévy, après les livraisons en morceaux dans la Revue de Paris. Et, par voie de conséquence, 2007 est également l’anniversaire à quelques mois d’intervalle des procès intentés pour des motifs identiques aux deux écrivains, nés la même année 1821. Curieux parallèle des destinées de ces deux natures si dissemblables, l’une introvertie et repliée, l’autre tonitruante et chaleureuse, et nouées ensemble  par un autre lien : le procureur impérial Ernest Pinard qui, grâce à eux, a gagné l’immortalité !

   Cette figure notoire du Second Empire (il y fut même ministre de l’Intérieur), et qui lui survécut jusqu’en 1909, est devenue le parangon des censeurs obscurantistes et imbéciles. Pinard attire sur sa tête l’opprobre jeté sur le régime de Napoléon III et les foudres des prêcheurs de libertés déjà conquises… souvent les mêmes, d’ailleurs, qui réclament poursuites, condamnation et diabolisation pour les contestataires des nouvelles croyances ; tant il est vrai qu’aucune société humaine ne peut se passer de tabous ni la France d’inquisiteurs. L’imbuvable Pinard, bien entendu, ne mérite « ni cet excès d’honneur ni cette indignité ». Son visage, tel qu’on en peut juger sur son portrait en buste, est très loin de respirer la sottise qu’on lui prête parfois. On discerne au contraire dans les traits fins, les yeux mi-clos, l’expression doucereuse, la lèvre coupante, un art de la dissimulation qui évoque le félin aux aguets, secrètement impatient  de bondir sur sa proie. Du reste, Flaubert et Baudelaire, ainsi que bon nombre de ses contemporains, le tenaient pour un homme « redoutable ». En fait, c’était simplement ce qu’on appellerait aujourd’hui un homme d’appareil, fonctionnaire actif, intelligent, indispensable, formé à servir au mieux le pouvoir quel qu’il fût ; on le constata dans l’évolution de ses prises de position après 1870. Rien jamais ne change et nous sommes entourés de procureurs zélés, d’Octave Feuillet au pinacle et de Baudelaire que l’on reconnaîtra plus tard.

   Quant au jardinier des Fleurs du Mal, il ne bénéficiera pas de la même indulgence que Flaubert, mieux introduit dans les « hautes sphères » et protégé par le potentiel électoral rouennais. C’est Napoléon III en personne, dit-on, qui exigea l’acquittement du romancier, ami de la princesse Mathilde, cette reine du salon littéraire de Saint-Gratien. Baudelaire, lui, ne fréquentait que le salon de Mme Sabatier… Terrassé par le géant normand, Pinard triompha  du poète, mal défendu par son avocat et condamné à ôter quelques pièces de son recueil ainsi qu’à une amende rondelette pour l’époque – 300 F – que l’Impératrice fit réduire à 50. .

   « Rajeunir le romantisme », « pénétrant comme un brouillard d’Angleterre » : en deux phrases, Flaubert cerne la puissante impression de nouveauté qui a dû saisir les premiers lecteurs des Fleurs du Mal. Même Hugo, si habile d’ordinaire à caractériser d’un mot ou d’une formule une œuvre qui l’a frappé, paraît incomplet, embarrassé dans son éloge : « Vous dotez le ciel de l’art d’on ne sait quel rayon macabre. Vous créez un frisson nouveau… » Comme Gautier, comme la plupart des premiers lecteurs, Hugo a surtout remarqué l’attirail gothique (on dirait aujourd’hui de film d’épouvante) de certains poèmes où la goule se décompose, où la charogne grouille d’asticots, mais il semble ne pas ressentir la surprenante, paradoxale contradiction de cette poésie qui enferme une mélodie poignante et mystérieuse dans des phrases d’allure banale (mais recélant de surprenantes alliances de mots), souvent d’un prosaïsme au bord de la trivialité. Car Baudelaire pousse beaucoup plus loin que Hugo le fameux « J’ai dit au long fruit d’or : eh ! tu n’es qu’une poire ! », licence qu’au demeurant l’hôte de Guernesey n’utilise que rarement  et pour des effets seulement  pittoresques ou plus colorés. Mais qui d’autre que Baudelaire eût alors écrit, au lieu des sempiternels « sein » au singulier, « seins altiers » ou « gorge palpitante » :

 

                                                   Que des nœuds mal attachés

                                                                    Dévoilent pour nos péchés

                                                                    Tes deux beaux seins, radieux

                                                                             Comme des yeux ;

 

  En y ajoutant l’extravagante et si juste comparaison des seins, hardis et joyeux, avec des globes oculaires dont l’iris serait l’aréole,  ces deux seins font, si j’ose dire, basculer la poésie française. D’un lyrisme aussi soigneusement peigné sous le henné romantique (Lamartine, Hugo, Musset, Vigny, Gautier, Nerval…) que les parterres de Le Nôtre, elle passe mine de rien, comme une cargaison de contrebande, au décoiffé de la modernité à venir : Verlaine, Rimbaud, Corbière, Laforgue et la suite ; à l’exception de Mallarmé qui,  par une distillation précieuse des vocables à travers une syntaxe en forme d’alambic, fabriquera des énigmes beaucoup moins spontanées.

 

   Nous possédons une longue lettre de Proust à Jacques Rivière, où le grand critique qu’était aussi le « Petit Marcel » déclare d’emblée ceci : en dépit de l’extase que lui procure un tableau biblique aussi admirable, ample, serein que le Booz endormi de Victor Hugo, les deux plus grands poètes du XIXe siècle, pour lui, se nomment Baudelaire et Vigny. Il invoque justement cette notion de mystère attaché à des vers d’une parfaite simplicité apparente, tels que ceux-ci, les derniers de la Maison du Berger : « Pleurant comme Diane au bord de ses fontaines / Ton amour taciturne et toujours menacé », vers que, pour les rapprocher de ceux de Baudelaire, il commente de la sorte : « Tout aussi bien dans ses poésies calmes, Vigny [contrairement à Hugo] reste mystérieux, la source de ce calme et de son ineffable beauté nous échappe. »

   Nous échappe-t-elle à ce point ?

   Si bons compagnons de beuverie ou de débauche qu’ils sachent se montrer à l’occasion, il est chez certains êtres, trop fiers ou trop enfermés en eux-mêmes, un degré de concentration de la souffrance morale qui ne peut connaître de soulagement que dans la création artistique : confessionnal laïque, divan d’une psychanalyse supérieure. Il semble que cette sublimation de la souffrance, quelle que soit la cause de celle-ci, qui réconcilie le créateur avec le monde et avec lui-même, s’atteigne par le moyen de formes enfin équilibrées, arrachées à la matière et domptées. Et ces formes sont un calice où bouillonne encore sourdement l’âme blessée.

   Mystique et blasphémateur, conscience tourmentée, imagination hantée par la misère des corps, la mort et la décomposition, mais aussi sensibilité à vif et sensualité toujours en éveil, Baudelaire note dans ses carnets intimes qu’il aura été tout au long de sa vie écartelé entre le plaisir et l’horreur de vivre. Homme de toutes les contradictions, il parvient à les unifier dans une vision de l’univers qui va ouvrir à ses successeurs les portes richement sculptées du Symbolisme :

                                                La Nature est un temple où de vivants piliers

                                                                Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

                                                                L’homme y passe à travers des forêts de symboles

                                                                Qui l’observent avec des regards familiers.

 

                                                                Comme de longs échos qui de loin se confondent

                                                                Dans une ténébreuse et profonde unité,

                                                                Vaste comme la nuit et comme la clarté,

                                                                Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

 

   Si chacun sait que la couleur de la lumière  influe sur le goût des aliments, un siècle après sa publication on oubliera d’évoquer le sonnet des Correspondances lorsque avec Et exspecto resurrectionem mortuorum, le compositeur Olivier Messiaen (qui affirmait avoir une perception visuelle des sons) proposera au mélomane de gravir, accord après accord, une sorte d’escalier monumental du prisme, de l’infra rouge à l’ultra violet.

 

   La célébration nationale de la première édition des Fleurs du Mal chez Poulet-Malassis (bien entendu surnommé Poulet-Malperché par les échotiers parisiens, sobriquet qui ne l’empêcha pas d’être un des éditeurs les plus perspicaces de son temps), toute cette gloire qui nimbe aujourd’hui le vaste front du poète ne doit pas nous masquer le peu d’audience que son œuvre obtint de son vivant ; voire longtemps après sa mort. Et sa reconnaissance par certains de ses contemporains, au premier rang desquels nous placerons Barbey d’Aurevilly, n’efface pas le souvenir du torrent d’insultes et de quolibets qu’il suscita… non sans l’avoir voulu quelquefois (nous y reviendrons). La palme de l’imbécillité et de l’ignominie, à cet égard, revient sans conteste à Jules Vallès.

   On connaît ce personnage, aujourd’hui, uniquement pour sa participation à l’épisode de la Commune et une trilogie de romans au style racoleur (effets de phrases à la ligne comme des effets de manche) où ce fils de bourgeois élevé dans les meilleures institutions se proclame enfant de la misère. Ayant une première fois échoué au baccalauréat, puis à la licence de lettres, après un bref internement pour aliénation mentale il entame une carrière de journaliste et de chroniqueur boursier aux ordres du plus offrant (Le Figaro, Le Progrès de Lyon notamment) et de secrétaire du plus réactionnaire des critiques littéraires de l’époque, ennemi juré des Romantiques et en particulier de Victor Hugo : Gustave Planche. Peut-être est-ce sa rancœur de semi-raté toujours en ébullition qui l’amène à épouser hystériquement la cause  des Communards, à qui il suggère de réduire Paris en cendre pour en écarter les Prussiens. Enfin, de ses écrits, le plus mémorable  reste le compte rendu d’une visite qu’il rendit à Baudelaire et publia après la mort du poète, en guise d’oraison funèbre ; reportage de nature à confirmer les soupçons qui pesaient sur lui d’avoir été stipendié par la police impériale. Quoi qu’il en soit, voici, jeté par Vallès, un aperçu du contenu des vases que Baudelaire recevait sur le crâne, quand il passait sous les fenêtres des journaux :

 

   « Il y avait en lui du prêtre, de la vieille femme et du cabotin. C’était surtout un cabotin.

   Poète, il ne l’était point de par le ciel, et il avait dû se donner un mal affreux.pour le devenir  Il eut une minute de gloire, un siècle d’agonie : aura-t-il dix ans d’immortalité ?

   À peine !

   Ses admirateurs peuvent tout au plus espérer qu’un jour un curieux ou un raffiné logera ce fou dans un volume tiré à cent exemplaires, en compagnie de quelques excentriques crottés. Il ne mérite pas davantage. […] Que Satan ait son âme !

   Il avait, cet impie-là, des sournoiseries de séminariste et le tempérament d’un clérical. Il avait tout juste l’audace du mauvais prêtre qui, dévoré d’appétits cachés, tricherait avec sa conscience et tâcherait de satisfaire du même coup sa foi divine et sa curiosité malsaine. […]

   Indifférent aux grands spectacles et, par conséquent, impuissant à les peindre, ne ressentant pas d’impressions, etc»

 

   Les pages succèdent aux pages, sur le même ton.

 

   Archétype du poète maudit, ainsi se présente à nous Baudelaire : maudit par la foule de ses contemporains, par sa famille, par la fortune, dans sa santé même, et jusque dans ses pitoyables amours. Jean-Paul Sartre, dont la théorie philosophique, rejetant toute fatalité de déterminisme, accorde à la liberté le dernier mot et laisse à l’homme le choix de son « essence », s’est penché sur ce cas extrême. Il s’est demandé si, dans une certaine mesure, le poète n’était pas responsable de ses malheurs (et, pourrait-on ajouter, tous les « poètes maudits » qui lui ressemblent). Il souligne les contradictions auxquelles Baudelaire consent,  s’abandonne sans réagir, par exemple : « Il a lancé des invitations au voyage, il a réclamé des dépaysements, rêvé de pays inconnus, mais il hésitait six mois avant de partir pour Honfleur… » Et puis, méprisant le vulgaire, jouissant amèrement de l’incompréhension des sots, celui qui se veut dandy accompli, qui « vit devant son miroir »,  qui  cultive « le plaisir aristocratique de déplaire » et se livre comme à une drogue aux délices  de la provocation, n’a-t-il pas recherché quelque peu ce qu’il finit par obtenir ? À la lumière de cette interrogation, relisons l’Héautontimorouménos :

 

                                                                     Ne suis-je pas un faux accord

                                                                     Dans la divine symphonie,

                                                                     Grâce à la vorace ironie

                                                                     Qui me secoue et qui me mord ?

                                                                     ……………………………..

                                                                     Je suis la plaie et le couteau

                                                                     Je suis le soufflet et la joue !

                                                                     Je suis les membres et la roue

                                                                     Et la victime et le bourreau !

 

   Le sombre rayonnement de sa poésie éclipse en partie deux autres aspects de l’œuvre de Baudelaire : ses traductions d’Edgar Poe, découverte capitale, travail de passion, miroir où il crut se heurter soudain à sa propre image ; et ses Écrits esthétiques, où se déploie sa fascinante intuition des vraies valeurs de son époque appuyée sur une rare capacité de dissection. Son analyse de l’ « essence du rire », par exemple, qui distingue le comique absolu du comique significatif, est d’une acuité peu commune. Critique d’art, il ne s’est trompé ni de peintre ni de musicien (rappelons que l’auteur de cette phrase sublime : La musique creuse le ciel, fut l’un des premiers admirateurs de Wagner). Bien qu’elle n’ait presque jamais été pratiquée en aucun siècle, la recette de cette infaillibilité est assez simple : au lieu de se mêler à la cohorte des faiseurs (de mode et d’opinion) ou au troupeau bêlant qui les accompagne, il suffit d’ausculter son propre cœur – à condition évidemment qu’il batte juste, qualité plus répandue qu’on ne croit. Les critiques prophètes n’ont pas reçu d’un dieu un don surnaturel ; ce sont seulement des gens qui ont l’audace de sentir et de penser par eux-mêmes : les Salons de Baudelaire en fournissent l’exemple le plus probant.

   Dans son carnet intitulé Fusées, l’exigence de sincérité en matière d’art éclate en une réflexion jetée à la hâte. On y voit à quel point la pente du tempérament ne se dissocie pas de la perception de l’objet :

 

   « J’ai trouvé la définition du Beau, de mon Beau.

   C’est quelque chose d’ardent et de triste, quelque chose d’un peu vague, laissant carrière à la conjecture. Je vais, si l’on veut, appliquer mes idées à un objet sensible, à l’objet par exemple le plus intéressant dans la société, à un visage de femme. Une tête séduisante et belle, une tête de femme veux-je dire, c’est une tête qui fait rêver à la fois, – mais d’une manière confuse – de volupté et de tristesse ; qui comporte une idée de mélancolie, de lassitude, même de satiété, – soit une idée contraire, c’est-à-dire une ardeur, un désir de vivre associés avec une amertume refluante, comme venant de privation ou de désespérance. Le mystère, le regret, sont aussi des caractères du Beau. »

 

   Voilà les réflexions qu’on ne se lasse pas de relire, dans Fusées et dans Mon cœur mis à nu, mêlées à des considérations d’ordre politique d’une lucidité qui enchante.. Pourtant, il s’est  trouvé encore au XXe siècle des littérateurs  pour écrire cette sorte de choses : « Souday, l’autre jour, dans Le Temps, s’efforçait de prouver que Baudelaire n’est qu’un « faux penseur ». Pourquoi faux ? Baudelaire n’est pas un « penseur » du tout. Évidemment, vu sous cet angle, pas une ligne de ces « journaux » qui ne soit d’une lamentable niaiserie. » La remarque, datée de mai 1920, figure dans le Journal d’André Gide.

   Les mystères et les fulgurations de Baudelaire, encore de nos jours, demeurent opaques à maints esprits. Quand on a la rancune tenace, on se garde d’oublier un certain ballet de Maurice Béjart représenté à Grenoble en février 1968, Baudelaire. Dans son style convulsif et syncopé, cette chorégraphie – assez belle en soi par un exercice spectaculaire de l’expression corporelle – opposait un complet contresens à l’esthétique continûment revendiquée par l’auteur du sonnet la Beauté (« Je hais le mouvement qui déplace les lignes ») et de l’Invitation au voyage :

 

                                                   Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

                                                                    Luxe, calme et volupté.

 

   Toute sa vie, Baudelaire s’est acharné à concilier ses démons et ses anges au paradis mélodieux de la langue française. Tantôt on lui reproche sa révolte satanique, tantôt sa profonde religiosité, tantôt son dandysme provocateur, tantôt d’être avec Barbey, Villiers de l’Isle-Adam, Gobineau, un des grands Réagissants de son siècle mercantile et démagogue – presque autant que le nôtre. Baudelaire l’énigmatique, l’ambigu, l’énergumène glacé,  n’aura jamais fini de déranger les idéologies régnantes et les ordres établis. Et on n’aura jamais fini de le venger.                                             

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